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Le temps passant, ce soir, j’ai ré-ouvert mon fameux dossier maudit, parce qu’une audience se profile toujours à l’horizon et que j’ai toujours mon problème d’avocat pendant.

Alors que je m’étais décidée à en contacter un, je m’aperçois que le précédent m’avait adresser un mail que je n’avais pas ouvert, énervée que j’étais quant à son attitude. Curieusement, ce mail est très positif par rapport à mon affaire. Je vous recopie ce qu’il me dit :

« En tout état de cause, sachez que j’ai d’ores et déjà étudié la procédure et que j’ai relevé beaucoup d’éléments sur lesquels il faudra appuyer votre appel.
Pour ma part, je considère que le juge d’instruction a davantage tranché comme le juge correctionnel, et ce, alors que son rôle était simplement d’apprécier s’il existe des charges suffisantes pour renvoyer votre affaire en correctionnelle.
Le juge de l’instruction n’est pas le juge de la certitude mais celui de la probabilité.
Son office consiste a apprécier s’il est possible que vous ayez été victime d’harcèlement moral et, pour ce faire, apprécier s’il existe des charges suffisantes dans le dossier.
Or, pour ma part, contrairement à ce qu’il a été retenu dans l’ordonnance dont appel, il me semble évident qu’il existe « des agissements répétés » et que ces derniers ont eu des conséquences sur vos conditions de travail et sur votre santé.
Je considère même que vous avez été informée de votre licenciement par le représentant des salariés avant même que votre licenciement vous soit notifié par l’employeur (cela ressort de la tournure du courriel que vous a adressé la personne qui vous a assisté durant l’entretien préalable au licenciement pour vous demander d’écrire un mail pour reconnaître vos torts).
Enfin, de mon point de vue, l’instruction a d’ailleurs été faite plus à décharge pour l’employeur qu’à charge et, finalement, tout l’inverse pour vous.
Vous pouvez vraiment compter sur moi pour défendre vos intérêts. « 

Je dois dire que je suis en état de choc, avec les larmes aux yeux : je me suis tellement battue au cours de ces dernières années pour la défense de mes droits (plus de dix ans maintenant). Après m’être battue contre l’employeur et ses représentants, c’est contre la justice qu’il a fallu que je me batte, car comme le souligne l’avocat, les magistrats ont tout mis en oeuvre pour défendre l’employeur, car dans ma juridiction, un employeur est roi et a droit de vie et de mort sur ses salariés, comme les anciens seigneurs sur leurs sujets.

En recherchant de l’aide pour me défendre, je suis souvent tombée sur des avocats dont le seul intérêt était le fric que l’affaire pourrait leur rapporter immédiatement,donc certains ne me rappelaient pas ou ne me donnaient plus de nouvelles après m’avoir ponctionné des frais de premier rendez-vous.

Combien de nuits j’ai passé à retourner l’affaire dans mon pauvre crâne à me demander si j’avais vraiment commis une erreur. Ayant des connaissances en droit du travail, je savais que je n’avais rien fait de mal, en demandant seulement à mon ex-employeur de revoir l’organisation du travail, et surtout sa répartition, car je me retrouvais avec une charge de travail de 14h par jour (sans parler de ma déqualification). Il me semble que c’était légitime, mais j’avais affaire à quelqu’un qui voulait se venger, je ne sais pas de quoi, peut être parce que j’avais émis seulement le désir de changer de service, on ne sait pas trop ce qui motive les harceleurs. Le problème, c’est que ce sont des gens qui ne sont pas bien dans leurs têtes, ils sont souvent décrits comme peu sûrs d’eux, et ayant le besoin de détruire quelqu’un qui a une meilleure aura.

Donc, voilà, je vais pouvoir reprendre ce dossier de façon plus optimiste.

(notez  en passant l’histoire de la déléguée du personnel censée me défendre qui me demandait de reconnaître des torts que je n’avais pas pour faciliter mon licenciement, heureusement que même très malade, je ne l’ai pas fait. Elle a d’ailleurs omis pour la petite histoire de me dire qu’il y avait une proposition de l’employeur pour me garder – ensuite elle a rejoint le camp de l’employeur en témoignant contre moi et même en déposant une main courante disant que je la harcelais, alors que c’était elle qui le faisait, un vrai monde à l’envers).

Il est bon de rappeler que le procès des anciens dirigeants de France Télécom Orange débutera le 6 mai prochain. Ils ne risquent pas grand chose, que des peines avec sursis, cependant il est bon de « traîner » devant la justice des individus qui mettent en danger de façon tout à fait consciente la vie de salariés, tout cela pour accroître les bénéfices de l’entreprise et augmenter leurs propres revenus qui sont déjà très conséquents (voir ici).

 

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