Mots-clefs

, , , , , , , , ,

rose pour attentat Nice

Les mots manqueront toujours pour exprimer son affliction et son horreur face à des barbares capables de tuer au hasard, et de fomenter un tel carnage.

Hier au soir, je zappais entre les chaînes de télévision quand je suis tombée sur l’édition spéciale de France 2, un peu après minuit. Etant donné les mines de circonstance des journalistes, non apprêtés, j’ai vite compris qu’il s’était passé quelque chose.

C’est la belle ville de Nice avec sa si jolie Promenade des Anglais qui a été atteinte, et ce, pendant les festivités du 14 juillet 2016. Un chauffeur avec camion a foncé dans la foule, d’après certains, pendant 2 km. Il a provoqué des ravages en roulant à 90 km/h, roulant sur des corps dont ceux d’enfants, qui sont pour moi des innocents, car très loin des préoccupations des adultes.

A l’heure où j’écris l’article, les morts se chiffrent à 84, ce qui est énorme, et il y en a encore 18 entre la vie et la mort, plus des centaines de blessés.

L’identité du chauffeur qui a été tué par les services de police sur place qui ont riposté à travers le pare-brise est révélée, du moins son âge 31 ans, le fait qu’il soit résident à Nice, mais de nationalité tunisienne. Il n’était pas connu pour des faits similaires par les services de police, mais pour des actes de petite délinquance dont violences conjugales. Apparemment, il était perturbé psychologiquement par un divorce en instance, et était père de 3 enfants. Il n’a pas fait non plus le ramadan, donc non considéré comme radical : il buvait, et voyait des femmes. Il n’était donc pas fiché S par les services de police.

La France va observer 3 jours de deuil national à partir de samedi, et l’état d’urgence qui avait été annoncé s’arrêter le 26 juillet, sera reconduit pendant 3 mois.

La réserve nationale sera sollicitée pour des contrôles aux frontières.

Christian Estrosi, l’ancien Maire de Nice, qui a été sur les lieux pendant la nuit, en tant en plus que Président du Conseil Général de la Région Paca, pose déjà les questions de la sécurité mise en place lors de cette manifestation qui draine beaucoup de personnes.

En 1995, nous avons subi des attentats réguliers sur Paris, jusqu’au dernier, celui de la rue de Rennes, dont j’ai eu l’occasion d’entendre la bombe exploser, car je travaillais à proximité.

Je crois que malgré notre affliction, notre peine, notre incompréhension, il faut garder espoir que nous arriverons à éradiquer cette vague de terrorisme meurtrière qui avait quand même épargné les festivités de l’Euro 2016.

Déjà, une polémique se met en place en raison des questions qu’on se pose sur les contrôles et la sécurité. Malheureusement, le profil du meurtrier de cette nuit ne correspondait pas à celui de ceux qui sont surveillés et ‘surveillables’.

Ce qui me fend le coeur, c’est la mort de ces enfants qui découvraient le feu d’artifice. Un père qui a perdu sa femme dans l’attentat, recherche toujours son petit garçon de 4 ans.

Nous sommes tous affligés, les Français, et la communauté internationale face à cette horreur.

Publicités