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Voilà, c’est gagné ! ils n’ont pas eu encore ma peau, ni provoqué mon suicide, ni ne sont arrivés à me faire abandonner la procédure à l’encontre de mon ex-employeur.

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Ils, c’est la justice française et ses représentants : juges d’instruction, greffiers, Procureur de la République, Procureur Général de la Cour d’Appel, enfin, et surtout un gros « big up » à cet expert de pacotille, ce pantin décérébré, ce psychiatre chef de service d’un hôpital qui a mis la bagatelle de 3 ans à rendre son rapport. J’ai découvert en plus, qu’il ne faisait pas partie des experts listés au moment de sa désignation par la juge d’instruction (pourquoi ?).

Il avait fait fort en début d’entretien il y a 3 ans en m’assénant tout de go qu’il aurait été mon employeur, il m’aurait aussi licenciée. Or, selon les termes de la loi, l’avis de la direction départementale du travail et sa démonstration, j’ai bien été victime d’un harcèlement moral, et l’employeur n’aurait jamais dû me licencier. Ensuite, il m’a demandé si j’avais des dettes, je lui ai répondu « comme tout le monde », j’allais de surprise en surprise, et cet « abruti » (excusez-moi de l’expression, mais cela fait tellement de bien, et c’est le terme que j’emploie en pensant à lui), n’arrêtait pas de me parler de son futur rendez-vous, moi, il n’en avait rien à cirer, j’étais un grain de poussière dont il était bien décidé à se débarrasser au plus vite. Alors moi j’ai résisté, j’ai argumenté, j’avais emmené quand même un gros dossier avec moi, je lui ai sorti des pièces. Ronchon, bougon, il s’est presque excusé en disant, ce n’est pas ce qu’ il avait compris. Il a fait mine de prendre note de mon parcours professionnel, j’ai dû réciter mon CV oralement.

La juge lui avait demandé de se faire communiquer le dossier médical du travail, il ne l’avait pas fait avant le rendez-vous. Je l’avais, je le lui ai donné. A aucun moment,il ne m’a demandé l’autorisation de lever son secret professionnel, ce qui était demandé dans son ordre de mission.

Le rendez-vous a dû être reporté une heure plus tard à cause de l’autre rendez-vous à 15h, nous avons repris après. Cela a duré une heure de plus. Le lendemain, je me suis réveillée à 17h, j’étais épuisée, il fallait que je lui communique encore des documents. Je n’ai pu le faire qu’en novembre, je prenais, je reprenais le courrier, je lui ai adressé 19 pièces jointes démontrant les erreurs de l’employeur. Il ‘a fallu 4 mois pour me remettre de cet entretien qui avait relancé mes angoisses, mes insomnies.

Et puis, j’ai attendu, j’ai relancé la juge d’instruction par courrier, no news. J’ai téléphoné à la greffière, qui me disait »je vais voir », elle ne devait pas voir grand chose, ou « cela ne bouge pas, il ne se passe rien »… jusqu’à me dire, « vous me faites perdre mon temps »… Or, 3 ans ont passé, 3 longues années qui valaient bien les minutes de cette femme qui en fait ne faisait rien suite à mes appels, car l’expertise n’était toujours pas rentrée.

Quand j’ai demandé à avoir communication de l’ensemble du dossier, j’ai reçu un CD-rom, et je me suis aperçue qu’il y avait toute une partie de la procédure manquante. Je l’ai notifié par courrier à la juge, posé des questions à la greffière qui me disait que non, le CD-rom était complet, presqu’à me dire que c’est moi qui ne savait me servir de l’informatique, jusqu’à ce que je saisisse leur hiérarchie en novembre 2015 et enfin, que je reçoive fin 2016, l’intégralité des pièces. La police avait retenu pendant 3 ans les PV des auditions réclamées par la juge d’instruction : pourquoi ? 

Quand l’expert subitement, s’étant fait relancé depuis novembre 2015 par courrier, mail, téléphone m’a contactée mi-avril 2016 pour me revoir pour une mise à jour du dossier, je lui ai fait la remarque au téléphone que cela ne faisait que la bagatelle de 3 ans que j’attendais son rapport. Il m’a répondu : » mais je ne suis pas responsable de vos ennuis judiciaires ! ». Dans les 24h qui ont suivi, j’ai décidé de ne pas aller à ce rendez-vous et de demander son dessaisissement, je lui ai envoyé un mail en expliquant les raisons, et l’avisant que je demandais son remplacement. Et bien sûr, comme je le soupçonnais, il a rendu son rapport à la vitesse de l’éclair. Un rapport où une fois de plus, il révèle des éléments de vie privée qui n’ont rien à voir avec le domaine professionnel, et pour lesquels je ne lui ai donné aucune autorisation de production.

Comprenant que je n’allais pas me laisser faire, il reconnaît ma crédibilité et mon préjudice sans procéder à l’évaluation des séquelles, une demande de la juge, tellement ce Monsieur était réticent à reconnaître les dégâts commis par les agissements de l’employeur. Il m’invente même une maladie, prétend que je n’ai pas été bien traitée, et que cela ne peut être fait, car je suis dans le déni de la maladie, bien sûr, non prouvable par une quelconque analyse scientifique objective, telle une prise de sang, un scanner, une radio, une échographie, une IRM (et pour cause !).

Hier, je suis donc allée voir la psychiatre qui m’a suivie tout au long de cette saga. J’espérais qu’elle me fasse une attestation pour contrer les dires de ce Monsieur, et même défendre son diagnostic et son traitement, mais rien. Elle m’a dit que la seule chose à faire était de demander une autre contre-expertise. Je lui ai dit que je n’avais plus confiance, que deux m’avaient suffi, entre la première qui écrivait dans son rapport que j’avais une scolarité « médiocre » et celui-ci qui fait tout pour me dissuader. Il est facile pour moi de démontrer le contraire, avec mes diplômes avec mention.

J’avais écrit à la juge car on n’a que 15 jours pour donner son avis sur les conclusions de l’expertise (une seule page sur 9) que je souhaitais une autre expertise, puis prenant connaissance des 8 autres pages, et du fait qu’il n’y avait pas sur le département d’expert en souffrance au travail, de retirer ces expertises du dossier tout simplement, surtout qu’elles portaient atteinte à ma vie privée (assorties bien sûr de mensonges divers et variés pour essayer de faire de moi une personne asociale, solitaire, inhibée, etc).

Ma psychiatre a trouvé hier que j’étais déprimée, et a décidé de me remettre sous anti-dépresseurs. J’avais arrêté les anti-dépresseurs en 2009/2010, car à l’action des cures thermales… et voilà, le travail, un expert psy déjanté, appartenant peut être au MEDEF, ou aux Francs Maçons, ou à je ne sais quelle caste occulte ou pas, dont la mission était de minorer par tout moyen la responsabilité de l’employeur et de ses commettants, parce que le dossier d’accusation et les preuves sont lourdes, finit par me refaire replonger dans la dépression et la maladie ! Inutile de le dire : JE LES MAUDIS !

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J’ai pris l’anti-dépresseur à la pharmacie, ce n’est pas le même que le premier que j’avais eu (seroplex, considéré d’ailleurs maintenant parmi les médicaments dangereux, cela fait toujours plaisir de le savoir). Il s’agit de Sertraline, il me semble que c’est le Zoloft, encore un générique, de quoi vous perdre.

Je ne sais pas si je vais le prendre… quant je lis la liste des effets indésirables :

  • troubles psychotiques, agressivité, paranoïa, pensées suicidaires…
  • crise cardiaque…
  • diminution des globules blancs, des plaquettes (ce n’est peut être pas compatible avec ma leucémie ?),
  • rêves anormaux terrifiants., comportement suicidaires,
  • crampes musculaires…

J’en passe et des meilleurs… pourquoi donner de tels médicaments qui risquent de provoquer exactement ce qui est craint (suicide) ? 

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