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Des heures et des heures à lire et relire, et apprendre que j’avais des relations plus personnelles que professionnelles avec l’un d’eux (je ne le savais même pas), que nous prenions ensemble des cafés 3 minutes (je ne le savais pas non plus)… On en apprend des choses sur un passé qu’on n’a visiblement pas vécu de la même façon, mais où est la vérité, entre ce qui est resté gravé dans mon cerveau comme dans du marbre, et leurs déclarations dignes de la comedia dell’arte, de la pantomine la plus pure pour d’autres ?

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Celle qui refait le match, s’attribue une belle attitude, plutôt que d’être restée silencieuse, inactive quand je me suis fait violemment agresser.

Oui, ils ont peur, donc ils préfèrent dire qu’ils n’ont rien vu, qu’ils n’ont rien fait, ce sont de gentils petits êtres humains au-dessus de tous soupçons, qui ont vécu cette période dans un univers parallèle (et d’ailleurs le policier a tout gobé, après on s’étonne que des terroristes polluent toujours notre pays, si la police gobe tous les mensonges des citoyens lambdas). Je pensais que les policiers avaient reçu une formation pour détecter le mensonge, pour faire en sorte que les personnes qu’elles interrogent se contredisent. Rien : audition = « racontez moi toutes vos conneries, je vais tout gober comme un oeuf ! »

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Mes compétences professionnelles sont reconnues, certes, ce n’est guère de quoi me mettre du baume au coeur puisque je n’ai plus pu exercer mon métier avec les séquelles de cette funeste histoire.

Savent-ils ce qu’il est advenu de moi ? savent-ils les conséquences sur ma santé, sur ma vie ? Ont-ils compris tout cela, eux qui disent que non, j’allais bien, qu’ils n’ont pas vu que j’allais mal, mais qui reconnaissent m’avoir entendu parler de problèmes relatifs à mon poste ?

C’est là que nous nous apercevons que nous cohabitons les uns auprès des autres, comme rangés dans des boîtes de sardines, et que nous ne regardons pas vraiment les autres, nous ne les écoutons pas, on pédale dans la choucroute comme le vainqueur du Tour de France, le nez dans le guidon.

Le clown n° 1 (on ne sait plus comment leur attribuer des numéros, tellement certains sont à niveau égal concernant l’ignominie, compétition très acharnée pour savoir qui sera le plus minable d’entre les minables) qui dit avoir respecté les prescriptions légales en matière de licenciement lors de l’entretien préalable en me demandant une fois dans les locaux si j’acceptais de le tenir, moi qui avais tellement supplié mon médecin traitant de me faire un certificat disant que je ne pouvais pas, ce médecin m’ayant dit après quand je le lui ai reproché, que comme cela l’employeur avait pu constater que j’étais vraiment malade : mais il n’en a rien à foutre l’employeur que vous soyez malade ou pas, quand il peut vous passer sur le grill et essayer de vous faire nier des faits que vous avez révélés (l’agression d’un de ses collaboratrices). Bien sûr, je l’ai viré ce médecin, et c’est même le médecin contrôleur de la sécurité sociale qui est allé demander à ma psychiatre d’accepter d’être mon médecin traitant. C’est ubuesque comme situation ! Je ne n’avais rien demandé moi, si ce n’est que de virer la planche pourrie !

J’avais accepté cet entretien en me trouvant dans le bureau pour en finir, en pensant que les choses allaient se passer autrement (éternelle optimiste, on ne se refait pas, des êtres horribles, c’est dur de se représenter la puissance et la profondeur des êtres sordides, il n’y a pas de limites à l’atrocité, c’est un puits sans fond, où certains pratiquent la surenchère), et autre morceau de pantomine, cinémascope sur écran géant… j’ai retrouvé un mail où je dis au guignol que j’aurais dû même l’applaudir, mais le coeur n’y était pas ! Je conservais quand même mon sens de l’humour, ma soupape de sûreté.

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J’ai vite réalisé que j’étais encore tombée toute crue dans un piège, avec cette déléguée du personnel qui échangeait tant de regards de connivence avec l’oficionado, le planteur de banderilles émérite.

Cela fait toujours mal de relire le dossier et de voir les éléments qui rappelle qu’en fait, l’employeur voulait me garder, mais cette femme jalouse, déléguée du personnel, voulait absolument que je sois licenciée… alors elle a mangé le message. Elle a oublié de le dire ! Imaginez quelqu’un qui perd son emploi parce que le représentant syndical a oublié de dire au salarié que l’employeur voulait le garder, qu’il y avait une solution alternative, le croiriez-vous si je vous le disais, que ce soit possible ? Eh bien si, cela existe, parce que cela m’est arrivé ! Il y avait bien sûr certainement des conditions, mais Dame Jalouse n’a jamais transmis le message. Deux personnes ensuite me l’ont dit : une inspectrice du travail six mois plus tard, et une déléguée au niveau de la Fédération, quand la messe était dite.

Je savais que Dame Jalouse était tombée malade, une autre syndicaliste m’avait dit que c’était un peu le retour du destin. Cette pauvre « femme » a été atteinte d’un cancer, il m’a été dit qu’elle avait des problèmes de dos. Nous allons pouvoir trinquer ensemble à la santé de nos cancers respectifs quand nous nous reverrons dans cette vie ou en enfer. Une femme pareille, elle va droit en enfer non ? après avoir reçu en plus une prime spéciale de la direction pour services rendus dans son affaire, ce que m’ont révélé ses collègues d’autres syndicats. J’attends toujours que la police veuille bien en rechercher la trace, mais comme il faut trois ans à la police pour transmettre des commissions rogatoires, c’était soit disant un oubli malgré les relances des juges… Mais que fait donc la police ? on se le demande.

Je sais bien qu’ils aimeraient que j’abandonne, mais jusqu’à mon dernier souffle je lutterai, d’ailleurs je vais faire délocaliser l’affaire, comme cela il n’y aura plus de rétention de communications d’auditions.

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(aujourd’hui j’aurais écrit ainsi au moins deux pages de mon livre… Je tiens à témoigner de tout ce que j’ai vécu pour insister tous ceux qui travaillent et fatalement, ils sont beaucoup, de faire attention aux autres sur le lieu de travail, parce qu’ensuite, dire qu’on s’est aperçu de rien, parfois cela semble douteux et extrêmement étrange);

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